mercredi 27 janvier 2010

Vulgarisation 2e partie : Jusqu'au XIXe siècle

Portrait de Georges-Louis Leclerc
comte de Buffon
par François-Hubert Drouais
XVIIIe siècle

Bien entendu, la vulgarisation devient une discipline au fur et à mesure que la science elle-même s'isole du grand public par ses progrès, sa spécialisation mais aussi en fonction des préoccupations sociales du temps.

La publication, premier média de la diffusion des sciences apparaît relativement tard pour les scientifiques : on considère que la première publication scientifique paraît le 5 janvier 1665, Le journal des savants,

Avant le XIXe on ne peut différencier la publication destinée aux scientifiques de celle "tous les publics". On peut considérer que la volonté de Galilé d'écrire en langue vulgaire, et non en latin, participait de cette démarche comme la traduction en Français de l'oeuvre de Newton par Madame du Châtelet, mais son objectif n'est pas le plus grand nombre.

Les premières entreprises de vulgarisation vers un autre public que les scientifiques étant d'ailleurs destiné à un public déjà érudit, aux élites, et progresse lentement vers ceux qui, au sein de ce groupe social, sont moins éduquées (mais qu’on considère nécessaire d’éduquer) notamment les femmes et les enfants.

Au XVIIIe les sciences naturelles font partie des premiers ouvrages de vulgarisation grâce à leur diversité, le passage facile entre le compte rendu scientifique et l'observation accessible à tous.
L'histoire naturelle de Buffon, par exemple, qui n'était pas un vulgarisateur, était présente dans la moitié des bibliothèques de son temps et, après sa mort, a connu une exceptionnelle longévité par ceux qui l'ont vulgarisé : Le nom de Buffon devient un nom commun : Le Buffon de la jeunesse, Le Buffon des demoiselles, Le Buffon des familles.

dimanche 10 janvier 2010

Assemblée générale 2009

Avis aux adhérents : l'assemblée générale de l'association se tiendra le 7 février prochain au siège de l'association à Avapessa à 17h

jeudi 10 décembre 2009

Kyrnos sur le réseau

Devenez fan de Stantari sur facebook et retrouvez toutes nos actualités, photos, sondages...
Il est désormais possible de feuilleter tranquillement nos anciens numéros en ligne

vendredi 20 novembre 2009

Stantari prix Cyrnéa 2009 !

Les journées du livre Corse à Paris, 13-15 novembre 2009 se déroulent à l'Espace Cyrnea, 38, allée Vivaldi, 75012 Paris

Le prix Cyrnéa 2009 “édition en langue française” qui récompense les éditeurs de Corse a été décerné le 15 novembre 2009 à l’association Kyrnos publications pour Stantari.
Nous en remercions ici le jury ainsi que les deux associations organisatrices de l’événement à Paris : Mimoria Bisinca et la Fédération des associations corses de Paris-Île de France ou vous trouverez un sympathique compte-rendu de ces journées

dimanche 15 novembre 2009

Vulgarisation 1re partie : De la vulgarisation à la diffusion


Jean Rostand réalisant une manipulation
sur un crapeau
La vulgarisation est un art difficile, mais c’est aussi une activité qui n'a pas d'existence propre avant le XIXe siècle. Multiforme et éclectique, elle ne deviendra que tardivement un véritable métier... mais est-elle reconnue aujourd'hui comme un véritable métier ?

Au début du XXe siècle on s'interrogeait déjà sur l'utilisation du terme lui-même de "vulgarisation".
Jean Rostand, s'exprimait en ces termes :
Pour ma part je doute fort qu'on le trouve jamais, ce synonyme plus relevé qui nous contenterait tous. Acceptons donc résolument, courageusement ce vieux mot, consacré par l'usage, de vulgarisation, en nous souvenant que vulgus veut dire peuple et non vulgaire, que les langues vulgaires sont les langues vivantes et que la bible elle-meme n'a pu se répandre dans le monde que grâce à la traduction que l'on nomme Vulgate.

Au cours du XXe on cherche à utiliser d'autres mots : démocratisation, popularisation, rendu au public, médiation scientifique qui témoignent de cette étrange gêne à parler du "vulgaire"...